Benchmark Tagaday : Ligue 1 : les champions du terrain sont-ils les champions des médias ?

À l'occasion de la reprise de la nouvelle saison de Ligue 1, Tagaday s'est penchée sur la visibilité médiatique de la saison précédente 2025-2026.
Au terme d’une saison riche en rebondissements, les clubs de Ligue 1 ont livré leur verdict sur le terrain. Mais une autre compétition s’est jouée en parallèle, loin des pelouses : celle de la visibilité médiatique.
Les meilleures performances sportives se traduisent-elles systématiquement par une forte exposition dans les médias ? Certains clubs bénéficient-ils d’un capital médiatique supérieur à leurs résultats, tandis que d’autres passent davantage sous les radars ? Grâce aux données de Tagaday, cette étude confronte le classement officiel de la Ligue 1 (2025-2026) au classement médiatique des 18 clubs sur la période allant de juillet 2025 à juin 2026, s’intéresse aux lauréats de quatre trophées UNFP individuels et analyse le capital médiatique des deux promus de la nouvelle saison 2026-2027 : Le Mans et Troyes.
Classement sportif vs classement médiatique : quand les deux ne se superposent pas !
La comparaison des 18 clubs de Ligue 1 met en évidence des écarts entre classement sportif et exposition médiatique. Le podium sportif : PSG, Lens et Lille, ne se retrouve pas à l’identique dans le classement médiatique : seul le PSG conserve la même position dans les deux classements, à la 1ère place, avec près d’un quart des retombées du championnat. Lens et Lille, respectivement 2e et 3e au classement sportif, se situent aux 6e et 10e places du classement médiatique.
À l’inverse, plusieurs clubs affichent une position médiatique supérieure à leur classement sportif.

Trois configurations principales se dégagent du classement :
- Des positions identiques dans les deux classements : le PSG et Monaco conservent le même rang sportif et médiatique, avec respectivement les 1re et 7e places. Leur position médiatique est ainsi en cohérence avec leur classement sportif.
- Des écarts en faveur du classement sportif : Strasbourg (8e sportif, 17e médiatique, écart de -9), Lille (3e, 10e, -7) et Toulouse (9e, 15e, -6) présentent des écarts négatifs plus importants. Leur position médiatique est inférieure à celle observée au classement sportif.
- Des écarts en faveur du classement médiatique : Nantes (17e sportif, 8e médiatique, écart de +9), Nice (16e, 9e, +7) et Paris FC (11e, 4e, +7) présentent les écarts positifs les plus importants. Leur position médiatique est supérieure à celle observée au classement sportif. Pour Nantes, cet écart peut notamment être mis en regard d’une fin de saison marquée par la lutte pour le maintien. Pour le Paris FC, une part de voix de 7,7 % témoigne d’un poids médiatique important au regard de son entrée en Ligue 1 en 2025.
Quand les récompenses individuelles prolongent la saison médiatique
Meilleur joueur, Meilleur espoir, Meilleur entraîneur et Meilleur gardien
La médiatisation des quatre lauréats des Trophées UNFP décernés lors de la cérémonie du 11 mai 2026 présente des écarts importants selon les distinctions et les clubs représentés. Ousmane Dembélé, élu Meilleur joueur, concentre à lui seul 51,2 % des retombées associées aux quatre lauréats (sur la période de l'analyse, du 4 au 18 mai 2026) devant Désiré Doué, Meilleur espoir, avec 27,7 %. Les deux représentants du PSG réunissent ainsi près de 79 % de la médiatisation de l’ensemble des lauréats étudiés. Les deux représentants du RC Lens totalisent pour leur part 21 % : Pierre Sage, élu Meilleur entraîneur, représente 15,2 % des retombées, tandis que Robin Risser, Meilleur gardien, en concentre 5,8 %.

Une visibilité concentrée autour de la cérémonie UNFP
Sur une période resserrée de 14 jours, du 4 au 18 mai 2026 (J-7/J/J+7 autour de la cérémonie du 11 mai), les retombées des quatre personnalités associées à la mention Trophée UNFP se concentrent fortement autour de l’événement.
Sur l’ensemble de cette période, Ousmane Dembélé représente 38,4 % des retombées, devant Pierre Sage (26,6 %), Robin Risser (21,2 %) et Désiré Doué (13,8 %).

Les journées des 11 et 12 mai concentrent à elles seules environ 75 % du volume enregistré sur la période, avec un pic particulièrement marqué le 12 mai.
La cérémonie apparaît ainsi comme un temps fort de visibilité pour les lauréats, avec une exposition qui se concentre principalement autour de l’annonce et des réactions qui suivent.
Le Mans et Troyes : quel potentiel médiatique avant leur retour parmi l’élite ?
Troyes et Le Mans présentent deux trajectoires médiatiques distinctes sur la période étudiée, avec une visibilité qui se renforce à mesure que l’enjeu de la montée en Ligue 1 se précise. Pour l’ESTAC, la dynamique atteint un premier niveau élevé en janvier, avec près de 1 100 retombées, avant de se maintenir à un niveau soutenu au printemps.
En avril, le club enregistre plus de 1 000 retombées, dans un contexte marqué par la course à la montée, puis valide officiellement son retour en Ligue 1 le 25 avril, après sa victoire à Saint-Étienne (0-3). Le mois de mai reste porté par cette actualité, avec près de 760 retombées, alors que Troyes décroche le titre de champion de Ligue 2 le 2 mai, à la suite de sa victoire contre Laval (4-0).
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Du côté du Mans, la visibilité apparaît plus fluctuante au cours de la saison, avant une accélération en fin de championnat. Après un mois d’avril à près de 800 retombées, le club atteint son plus haut niveau de la période en mai, avec plus de 1 400 retombées. Cette forte exposition intervient alors que la montée en Ligue 1 se joue dans les dernières journées : le 9 mai, Le Mans mène 2-0 à Bastia avant l’interruption de la rencontre, dans un contexte qui précède la confirmation de son accession, puis la LFP (Ligue de Football Professionnel) officialise la promotion du club en Ligue 1 le 13 mai.
Les deux courbes convergent ainsi sur un même enseignement : la course à la montée puis sa concrétisation constituent des temps forts de visibilité pour les deux futurs pensionnaires de Ligue 1, avec toutefois des temporalités différentes.
Troyes bénéficie d’une dynamique qui s’installe progressivement jusqu’à la confirmation de son accession puis de son titre, tandis que Le Mans connaît une accélération particulièrement marquée au moment du dénouement de sa saison.
Du terrain aux médias : le match dans le match de la saison
Le classement sportif donne le verdict du terrain, le classement médiatique raconte une autre partie de la saison. Entre écarts de visibilité, trophées individuels et arrivée de nouveaux pensionnaires, cette étude montre que tous les clubs ne jouent pas le même match dans les médias. Une chose est sûre : cette saison encore, certains ont trouvé le chemin des filets… et celui des médias.
Méthodologie :
Étude réalisée sur la base de l’analyse de plus de 5 500 programmes d’information (diffusés par 410 chaînes et stations TV/radio pour une moyenne de 2 400 heures quotidiennes) et d’une sélection de 3 000 publications de presse écrite (titres de la presse imprimée et sites web éditoriaux).
Cette étude analyse, à partir des données Tagaday, la visibilité médiatique des 18 clubs de Ligue 1 de la saison 2025-2026, des quatre lauréats de trophées individuels UNFP 2026 et des deux promus en Ligue 1 pour la saison 2026-2027.
- Clubs de Ligue 1 : comparaison du classement sportif et du classement médiatique sur la période du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026, complétée par la part de voix de chaque club.
Le classement sportif de référence est celui publié par la Ligue de Football Professionnel (LFP) au terme de la saison 2025-2026. - Trophées individuels UNFP 2026 : analyse de la visibilité des quatre lauréats sur la période globale, avec un focus sur la période du 4 au 18 mai 2026 (J-7/J/J+7) autour de la cérémonie.
- Promus : suivi mensuel de la visibilité de Troyes et du Mans sur la même période, avec un focus sur les principaux temps forts de leur saison et de leur accession à la Ligue 1.
Afin de garantir la pertinence des résultats, seuls les contenus comportant des mentions explicites des clubs ou personnalités étudiés ont été retenus. Les analyses reposent sur des requêtes par mots-clés dédiées à chaque sujet, élaborées dans le module « Analyser » de Tagaday.
Ce module permet d’aller au-delà du simple volume de retombées médiatiques pour explorer des KPIs clés, tels que la répartition des retombées médiatiques par type de média, la mesure de l’€-Pub ou encore l’impact.