Publié le
4/2/2026

Benchmark Tagaday : de l'émergence à la maturité médiatique : Facebook dans les médias

À l'occasion du 22e anniversaire de Facebook ce mercredi 4 février, Tagaday, première plateforme de veille médias, a analysé sa visibilité médiatique sur une période de vingt ans.

Depuis le début des années 2000, les réseaux sociaux occupent une place croissante dans l’espace médiatique, en lien avec l’évolution des usages numériques et des modes de diffusion de l’information. Leur traitement médiatique constitue un indicateur des transformations de l’écosystème informationnel (voir également le benchmark Tagaday : De l'apparition d'Instagram à l'ère des influenceurs : étude médiatique des réseaux sociaux)

Facebook s’inscrit dans cette dynamique en tant qu’acteur historique du web social. L’analyse de sa visibilité médiatique sur le long terme permet d’observer l’évolution des thématiques, des enjeux et des représentations associés aux réseaux sociaux dans les médias.

Cette étude, réalisée par Tagaday, analyse la visibilité médiatique de Facebook de janvier 2006 à décembre 2025, selon une approche chronologique et comparative. Elle s’articule autour de trois axes : l’évolution de la visibilité médiatique de Facebook, celle de la thématique des fake news / infox dans l’ensemble des réseaux sociaux, et le positionnement générationnel de Facebook dans le discours médiatique.

Montée, pic et repli : l'évolution de la visibilité médiatique de Facebook sur 20 ans (2006 - 2025)

L’analyse de la visibilité médiatique de Facebook entre janvier 2006 et décembre 2025 met en évidence plusieurs phases distinctes. La période 2006 – 2008 correspond à une phase de visibilité émergente, Facebook n'étant pas encore arrivé en France. Elle est marquée par des volumes encore limités mais en progression rapide, traduisant l’entrée progressive de Facebook dans le paysage médiatique.

À partir de 2009, marquée par l'arrivée de Facebook sur le marché français, la visibilité médiatique connaît une croissance soutenue, avec une accélération marquée entre 2010 et 2014. Cette période correspond à une phase d’installation durable de Facebook dans l’espace médiatique, caractérisée par une augmentation significative des volumes de mentions, jusqu’à atteindre près de 41 000 occurrences en 2014.

Le pic de visibilité de 2018 est principalement lié aux controverses autour de l'exploitation des données personnelles (affaire Cambridge Analytica) et à la multiplication des sujets médiatiques sur la régulation des plateformes numériques.

La période 2019 – 2021 se caractérise par des volumes élevés mais plus fluctuants, avec un nouveau niveau important atteint en 2020 (près de 61 000 occurrences). Cette phase marque le maintien d’une forte visibilité médiatique, dans un contexte de renouvellement des thématiques associées au réseau social.

À partir de 2022, une baisse progressive de la visibilité médiatique est observée. Les volumes diminuent de manière continue jusqu’en 2025, avec un niveau dépassant de peu 34 000 mentions, tout en restant supérieur aux niveaux observés avant 2014 (environ 13 000 mentions en moyenne). Cette évolution suggère une phase de reconfiguration de la place de Facebook dans le discours médiatique, sans remise en cause de sa présence.

Lecture générationnelle de la visibilité médiatique de Facebook

L’analyse générationnelle met en évidence une évolution progressive des associations médiatiques entre Facebook et les différentes générations. (Voir également l'étude Boomers à la une : dix ans de récits générationnels dans les médias)

Dans un premier temps, Facebook est majoritairement associé à la Génération Y, qui domine le discours médiatique entre 2010 et 2019. Cette surreprésentation reflète l’ancrage du réseau social dans les usages de cette génération d'adolescents et de jeunes adultes lors de l'arrivée de Facebook en France. Effectivement, elle est fréquemment présentée comme la première génération à avoir adopté massivement la plateforme.

À partir de 2015, la Génération Z gagne en visibilité, cette dernière entrant progressivement dans l'adolescence et l'âge adulte. La croissance des volumes des mentions traduit une attention médiatique accrue portée aux usages des plus jeunes et aux dynamiques de renouvellement des plateformes, Facebook étant de plus en plus analysé en comparaison avec d’autres réseaux sociaux.

 

Parallèlement, une augmentation de l’association médiatique entre Facebook et les Baby Boomers est observée sur la période récente. Cette évolution contribue à renforcer l’image d’un réseau social associé à des usages plus matures et intergénérationnels.

 

La Génération X apparaît de manière plus stable et modérée sur l’ensemble de la période, occupant une position intermédiaire dans le discours médiatique, tandis que la Génération Alpha, encore jeune, reste marginalement associée à Facebook, en cohérence avec son âge et ses usages médiatiquement attribués à d’autres plateformes.

Structure médiatique de la thématique des "fake news" 

L’évolution de la visibilité médiatique des fake news s’inscrit dans un contexte de généralisation et de diversification des réseaux sociaux. À mesure que ces plateformes se multiplient, les médias intègrent progressivement les enjeux liés à la circulation de l’information en ligne dans leur traitement de l’actualité.

 

L’augmentation marquée des volumes de mentions à partir du milieu des années 2010 coïncide avec l’élargissement de l’écosystème social, caractérisé par l’essor de plateformes aux formats et aux usages variés. Cette concomitance temporelle traduit une évolution parallèle entre la structuration des réseaux sociaux et l’émergence médiatique de la désinformation.

La désinformation s’impose progressivement comme un enjeu transversal, traité par les médias à l’échelle de l’ensemble des réseaux sociaux, indépendamment d’un acteur particulier.

Méthodologie : 

L'analyse des retombées médiatiques repose sur un échantillon de 410 chaînes et stations TV/Radio (plus de 5 500 programmes différents pour 2 400 heures par jour indexés en temps réel), et 3 000 titres de la presse française et sites du web éditorial.

 

Afin d’assurer la fiabilité et la pertinence des résultats, le périmètre d’analyse a été strictement encadré. Ont été retenues uniquement les occurrences de mots-clés apparaissant dans le titre ou le chapeau des contenus médiatiques, garantissant leur centralité dans le traitement éditorial. Les articles dans lesquels le mot-clé apparaissait au moins trois fois dans le corps du texte ont également été intégrés, pour prendre en compte les traitements approfondis du sujet. Les données représentées dans le graphique relatif aux fake news / infox ont été extraites à partir de requêtes associant les termes « fake news » et « infox » aux différents réseaux sociaux.

 

L'analyse a été réalisée avec le module "Analyser" de Tagaday qui permet d'aller au-delà du simple volume de retombées médiatiques pour explorer des indicateurs clés tels que la répartition des retombées médiatiques par type de médias, la mesure de l'€-Pub ou encore l'impact.

 

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